Le Judo

LE JUDO

Le judo se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clés.
Le lieu où l'on pratique le judo s'appelle le dojo. Les pratiquants (les judokas) portent une tenue en coton renforcée appelée judogi, souvent appelée à tort kimono, qui est le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le judogi est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, l'un des deux judokas peut revêtir un judogi bleu. Le judo, comme beaucoup d'autres arts martiaux, se pratique pieds nus.
Le souhait de Jigoro Kano, son fondateur, était de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales en prenant comme départ le Jiu-Jutsu, art martial pratiqué par les Samouraï. La légende dit que les principes du judo furent découverts lors d'un hiver rigoureux, en remarquant que les branches d'arbres réagissaient différemment sous le poids de la neige abondante. Les plus grosses cassaient alors que les plus souples pliaient et se débarrassaient de « l'agresseur ». La voie de la souplesse était née.
La "légende", dans sa simplicité, n'est pas éloignée du souhait initial de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales. Jigoro Kano avait conscience que le Jiu-Jitsu tel qu'il était pratiqué n'était plus adapté à l'époque moderne. Les techniques étaient parfois très dangereuses à apprendre et la plupart des maîtres étaient soit incompétents pédagogiquement ou enseignaient un Jiu-Jistsu décadent et inefficace. En s'inspirant des méthodes de différentes gymnastiques occidentales, Jigoro Kano décida d'expurger du Jiu-Jitsu les mouvements dangereux et de codifier les techniques restantes afin de faciliter l'enseignement sous formes de katas. Il était évident que l'art de la souplesse, débarassé de sa vocation guerrière, n'était plus du Jiu-Jitsu, mais un nouvel art martial à vocation calisthénique. Le Judo était né.
Le judo connut un succès qui s'étendit largement au-delà des frontières japonaises et contribua largement à populariser les arts martiaux japonais, tout en entraînant la confusion entre art martial et sport de combat. Ainsi, le Judo des origines s'orienta de plus en plus vers l'aspect sportif lorsque les champions du Kodokan eurent définivement battu la plupart des écoles de Jiu-Jitsu au cours de combats organisés. Le pouvoir économique du Kodokan était ainsi définitivement installé dans le monde des arts martiaux japonnais.
Le judo commence à être enseigné au Japon en 1882 au Kodokan, en France dès 1935 par Maître Kawaishi
Le terme judo est composé de 2 kanji signifiant approximativement :
· Jû : Souplesse 
· Dô : L'art, la voie 
Judo peut donc se traduire par la voie de la souplesse.

La plupart des techniques utilisées en judo visent à déséquilibrer l'adversaire pour le faire tomber au sol. On distingue :
· les techniques de jambes : ashi waza 
· les techniques de bras : te waza 
· les techniques de hanches : koshi waza 
· les techniques de sacrifice : sutemi waza, où le pratiquant accepte de perdre son équilibre pour faire chuter son adversaire. 
Une fois l'adversaire à terre, on peut appliquer une technique d'immobilisation (osae-komi waza), d'étranglement (shime waza) ou une clef (kansetsu waza).
En plus des techniques de projections, d'immobilisations, de luxations et de strangulations, le judo, comme de nombreux autres arts martiaux, comprend un ensemble de kata :
· Nage-No-Kata
· Katame-No-Kata
· Kime-No-Kata
· Ju-No-Kata
· Koshiki-No-Kata
· Itsutsu-No-Kata
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